1. STRATEGIE SUPPLY CHAIN

Définition 0
Rien de formalisé

Logistique
fragmentée

Supply Chain
intégrée

Supply Chain
digitale

Supply Chain
collaborative

Stratégie Supply Chain

Le client actuel est volatil, fortement connecté, bien informé et très exigeant.

Aujourd’hui, les entreprises doivent envisager la transformation de leur Supply Chain pour satisfaire l’éventail croissant des demandes et des exigences clients tout en anticipant les risques et les mutations économiques.

Dans un contexte de multiplication des canaux de distribution/vente B2B et B2C et d’intensification des échanges, l’élaboration d’une stratégie Supply Chain combine l’analyse des ventes unitaires, des comportements d’achat des clients et des facteurs de risques avec les schémas directeurs logistiques, les stratégies de production et de distribution, la puissance des systèmes de gestion et des technologies numériques ainsi que plusieurs autres facteurs pour répondre aux exigences de service accrues des clients (minimum de commande, délai et fréquence de livraison, incoterm, services à valeur ajoutée, etc.) tout en devant optimiser les ressources industrielles et logistiques dans le respect des objectifs de développement durable.

Pour soutenir les stratégies d’entreprise fondées sur la domination par les coûts et/ou la différenciation par la qualité et/ou le service, les stratégies Supply Chain sont définies en termes de :

  • politiques de service et de stock 
  • stratégie des opérations : engine to order (ETO), make to order (MTO), assemble to order (ATO), make to stock (MTS)
  • intégration verticale ou externalisation 
  • schéma directeur logistique (localisation, taille et spécialisation/ polyvalence du réseau des fournisseurs, des usines et des plateformes pour la recherche d’un équilibre entre les effets d’échelle et les besoins de réactivité/ proximité aux marchés
  • circuits et modes de distribution multi/omnicanal
  • organisation et compétences-clés 
  • modèles Supply Chain, processus et règles de gestion 
  • prévention des risques
  • collaboration client-fournisseur
  • système d’information et de communication en temps réel
  • outils décisionnels
  • automatisation et robotique
  • technologies numériques

© Supply Chain Masters

Les concepts de Supply Chain management sont méconnus.

Réduite aux activités d’entreposage et de transport, la logistique est considérée comme un poste de coût et non comme une fonction source de revenu.

Son influence sur la performance économique n’est pas clairement comprise.

Aucune stratégie logistique n’a été définie pour soutenir la stratégie de l’entreprise.

Cette approche traditionnelle induit une logistique économique à l’inverse d’une Supply Chain performante créatrice de valeur et porteuse d’avantages concurrentiels.

La stratégie logistique est partielle et se concentre essentiellement sur les capacités et les objectifs de performance de l’entrepôt et du transport. 

Un seul modèle existe. Les stratégies de production, d’externalisation, de distribution, de service client ou de gestion des actifs font l’objet de décisions non différenciées quels que soient les segments de produits/marché.
Faute de différenciation, l’organisation, les modes de fonctionnement, les règles de gestion, etc. sont parfois inadaptés et inefficaces pour répondre aux exigences de service des clients.

La Supply Chain est considérée comme une fonction stratégique par le comité de direction. 

En fonction du positionnement concurrentiel de l’entreprise et des objectifs distincts des segments de produits/marché, plusieurs stratégies Supply Chain sont développées et optimisées.

Elles reposent sur des classifications ABC, des politiques de service et de stock différenciées, des analyses de risques, des schémas directeurs logistiques formalisés, des organisations, des compétences, des processus, des moyens adaptés et une veille stratégique pour répondre efficacement aux attentes distinctes des clients.

Les accords de service (service level agreements) définis avec les clients, les fournisseurs, les prestataires-clés se basent sur un cahier des charges ou des conditions générales logistiques (CGL) validé(es) par les parties prenantes.

L’entreprise a défini une stratégie Supply Chain digitale propre à chaque canal de distribution/vente et met à profit une large variété d’outils et de technologies incluant :
  • les standards de communication internationaux de codification, de marquage, de radio-fréquence et d’EDI (échanges de données informatisés)
  • des API et/ou portails web intégrés pour la communication, le traitement et le suivi en temps réel des commandes, des stocks et des livraisons
  • des outils de capture automatique de données (lecteurs, capteurs IoT)
  • des convoyeurs, automates ou robots communiquant entre eux et avec le SI 
  • des outils décisionnels BI d’analyse de données, de reporting et de pilotage des flux en temps réel
  • des logiciels hébergés en mode SaaS (cloud computing)
  • du machine Learning, des systèmes experts et des technologies analytiques en combinaison avec le Big Data et l’IA pour accroître ses performances en termes de visibilité, de réactivité et de productivité.

Ayant pris conscience que sa croissance et sa rentabilité ne sont plus seulement liées à l’optimisation de ses processus internes mais aussi au développement d’un écosystème et à l’utilisation de méthodes et de moyens logistiques partagés avec ses partenaires clés, l’entreprise a conçu sa stratégie Supply Chain à l’échelle d’un réseau global.

Elle fait partie d’écosystèmes ultraconnectés (IoT, blockchain, Internet physique, etc.) où elle partage des données, des événements, des ressources, des smart contracts et des modèles de collaboration (analyses des ventes et plans promotionnels collaboratifs, gestion partagée des approvisionnements, mutualisation du transport, optimisation globale du réseau logistique, etc.) pour obtenir une visibilité des flux end-to-end en temps réel et mettre à profit des synergies afin de mieux satisfaire les demandes clients, maximiser les ventes, améliorer la résilience et réduire les coûts et les émissions de GES en tout point du réseau.