Le Grand Lexique Supply Chain

Les applications de type APS (Planification de la Supply Chain) permettent à l’entreprise à la fois de planifier et d’optimiser les approvisionnements, les ressources de production, les ressources de distribution, etc. en partant de la demande, soit la meilleure prévision possible. Ils désignent des outils décisionnels permettant de simuler et de synchroniser les flux de la chaîne logistique par une meilleure visibilité de la demande et la prise en compte d’un grand nombre de contraintes (ressources, délais, coûts, CO2). Ils permettent le calcul de la disponibilité réelle et prévisionnelle des stocks (ATP - CTP) et des risques de rupture à plusieurs niveaux de la chaîne logistique tout en générant des listes d’alerte et de contrôle.

Action de formaliser, traduire et communiquer les objectifs stratégiques de l'entreprise à tous les niveaux de l'organisation et des processus en termes cohérents, clairs, quantifiés et compris de tous, et réciproquement d'aligner l'organisation, les processus et le système d'information sur les objectifs stratégiques.

Assurance optionnelle dont les indemnités sont calculées en se basant sur la valeur de la marchandise en transit. Vous profitez ainsi d’une meilleure couverture que celles des assurances incluses par défaut dans la plupart des contrats de transport. L’assurance ad valorem est proposée sous conditions par certains transporteurs (facturation minimum par exemple).

L'expression "Big Data" date de 1997 selon l'Association for Computing Machinery. Elle désigne les mégadonnées ou les données massives collectées via le web, les réseaux sociaux et la géolocalisation et caractérisées par le principe des « cinq V » :

  • Volume de données de plus en plus massif
  • Variété de ces données qui peuvent être brutes, non structurées ou semi-structurées
  • Vélocité qui renvoie au fait que ces données sont produites, récoltées et analysées en temps réel
  • Véracité qui évoque la nécessité de vérifier la crédibilité de la source et la qualité du contenu afin de pouvoir exploiter ces données
  • Valeur ajoutée des données exploitées

Le concept englobe un ensemble de technologies et de pratiques destinées à stocker de très grandes masses de données et à les analyser très rapidement dans le but d’établir des modèles nouveaux offrant une vision plus fine de la réalité et permettant de prendre des décisions plus pertinentes. 

Il fait intervenir des spécialistes de l'analyse des données, les Data Scientists, maîtrisant les techniques d'analyse (recherche de corrélation, analyse prospective, modélisation, simulation, data vizualisation) pour choisir les plus opportunes et ainsi tirer les enseignements les plus pertinents.

Ce nouveau métier nécessite un bon bagage scientifique, une connaissance des méthodes d'analyses de données, une bonne maîtrise des techniques informatiques et un goût prononcé des besoins business, qu'il s'agisse de Marketing, de Supply Chain, de Production ou de RH.

La blockchain ou chaîne de blocs en français peut être comparée à un grand livre numérique fonctionnant grâce à un réseau d’ordinateurs. Des données sont alors ajoutées à ce grand livre (la blockchain) en temps réel et sont visibles par tous les participants (dans le cas d’une blockchain publique).

La blockchain est une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. Elle ressemble à une grande base de données qui contient l'historique de tous les échanges réalisés entre ses utilisateurs depuis sa création. Elle peut être utilisée de trois façons : pour du transfert d'actifs (monnaie, titres, actions…), pour une meilleure traçabilité d'actifs et de produits et pour exécuter automatiquement des contrats (des "smart contracts").

La Business Intelligence (BI) ou informatique décisionnelle est l'informatique à l'usage des décideurs, des dirigeants et des managers. Elle désigne les moyens, les outils et les méthodes qui permettent de collecter, consolider, modéliser et restituer les données, matérielles ou immatérielles, d'une entreprise en vue d'offrir une aide à la décision et de permettre à un décideur d’avoir une vue d’ensemble de l’activité traitée.

Les données synthétiques sont généralement représentées sous forme de tableaux de bord dynamiques pourvus d'indicateurs conçus selon les besoins du moment.

La visualisation des données fait évoluer les points de vue, enrichit la réflexion et s’intègre parfaitement dans les processus de pilotage.

La glace carbonique, également appelée glace sèche ou carbo glace, est le nom donné au dioxyde de carbone (CO2) sous sa forme solide. Il s’agit de dioxyde de carbone sous forme solide, issu de la solidification du CO2 liquide. La neige carbonique obtenue par ce procédé est comprimée pour obtenir de la carbo glace. Sous forme de batonnet ou stick, elle permet la conservation des substances pendant le transport à température dirigée (produits pharmaceutiques, produits frais, surgelés, etc.).

NB : Pour ne pas contribuer à l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, la fabrication de carbo glace peut s'appuyer sur la récupération du CO2 produit par l'industrie.

Le catalogue électronique permet au fournisseur de rassembler, d'administrer et de publier des informations sur ses produits et au distributeur de gérer l’alignement de sa base articles avec celle de chacun de ses partenaires. La fiche-produit standard contient +200 attributs décrivant les caractéristiques techniques des produits, les caractéristiques physiques, nutritionnelles, organoleptiques, les informations commerciales, logistiques, le prix public catalogue, le seuil de revente à perte, le libellé caisse, les notices d’emploi, les fiches de sécurité, photos, vidéo, etc.

On qualifie de circuit court tout mode de commercialisation de produits, qu’ils soient bruts ou transformés, dans lequel un intermédiaire, au maximum, intervient entre le producteur et le consommateur.

Exemples de vente directe du producteur au consommateur :

  • la vente à la ferme (panier, cueillette, marché à la ferme, etc.)
  • la vente collective (point de vente collectif ou panier collectif)
  • la vente sur les marchés
  • la vente en tournées ou à domicile
  • la vente organisée à l’avance (AMAP)
  • la vente à distance (Internet, etc.)

Exemples de vente indirecte avec un seul intermédiaire :

  • la restauration (traditionnelle, collective, ...)
  • un commerçant-détaillant (boucher, épicerie de quartier, GMS, etc.)

A noter qu'il n'y a pas d'obligation de proximité géographique, le producteur pouvant être proche ou non du consommateur.

On parle de relocalisation lorsque le producteur se rapproche géographiquement du consommateur, indépendamment des intermédiaires. 

Le circuit court local ajoute ainsi une proximité géographique à la vente directe entre le producteur et le consommateur.

Service permettant aux consommateurs de réserver ou de commander un produit sur un site marchand et de venir le retirer directement dans un point de vente physique sous un délai imparti. Ce service sous entend que la gestion du stock magasin soit disponible, en ligne et mise à jour en temps réel.

L’efficience, la qualité, l’innovation et la capacité de réponse au client sont les constituants de l'avantage concurrentiel. L’efficience est synonyme de productivité, d'optimisation et d'économies d'échelle en valeur monétaire. La qualité s’applique autant aux produits et services qu’aux ressources et processus qui permettent de l’obtenir. L’innovation donne des avantages considérables en agissant autant sur les produits et services que sur les processus. Innover signifie disposer de quelque chose que les autres n’ont pas. La capacité de réponse renvoie à la notion de service aux clients et consiste à leur offrir ce qu’ils demandent, quand et où ils le demandent. Un aspect de plus en plus important est le temps de réponse à la demande, de même que la personnalisation des produits.

Le CPFR (Collaborative Planning, Forecasting and Replenishment) se définit comme une approche d’intégration globale de la Supply Chain réunissant les concepts de l’offre et de la demande développés dans une démarche ECR (Efficient Consumer Response). Il repose sur le principe de prévision unique et partagée issue de la collaboration entre les fonctions commerciales des entreprises partenaires. Les étapes d’élaboration du plan commercial commun et de gestion conjointe des prévisions de vente - en particulier sur les promotions - sont au centre de la relation d'affaires. Selon les scénarios, il peut inclure le calcul des programmes d’approvisionnement et la passation des commandes. Le CPFR fonctionne automatiquement à l’aide d’un système de gestion des dérives par exception.

La gestion de la relation client (CRM) est une fonction stratégique qui a pour but de comprendre, anticiper et gérer les besoins des clients et prospects. Elle consiste d’une part à automatiser les relations avec les clients, d’autre part à analyser les données liées aux clients et aux actions commerciales et marketing. En mettant le client au centre de ses préoccupations, l’entreprise est amenée à revoir sa stratégie, ses processus, son modèle d’organisation et son système d’information afin d’acquérir et de capitaliser une meilleure connaissance des attentes de ses clients, et surtout de la faire partager au travers de nombreux points de contact que sont les centres d’appels, les e-mails, les bornes interactives ou les guichets.

Le cross-docking (transbordement de quai à quai ou flow through distribution) est une technique de distribution à travers laquelle les marchandises réceptionnées sur une plateforme ne sont pas stockées, mais directement préparées pour une réexpédition dans la journée à destination de plusieurs magasins. Il existe deux types de cross-docking 

  • pré-allotissement par le fournisseur dans le cas où les commandes sont reçues et préparées magasin par magasin (commandes alloties) en autant d'unités d'expédition que de magasins
  • allotissement par le client dans le cas où les commandes des magasins sont regroupées et préparées par le fournisseur sous forme de palettes homogènes qui seront ensuite éclatées sur la plateforme de distribution du client

Ce document atteste de l’origine européenne de certains produits. La déclaration d’origine permet de ne pas payer les droits de douane dans certains pays ayant signé des accords spécifiques avec l’Union Européenne.

Consiste pour un fabricant à développer un canal de distribution de ventes directes au client final.

Le drop shipping (en français Livraison directe ou Expédition directe) est une forme de e-commerce par laquelle le site vendeur ne possède pas de stocks et fait livrer le client final directement par son fournisseur sans, le plus souvent, que le client ne le sache.

Pour l'e-commerçant, la pratique du drop shipping permet d'éviter les contraintes logistiques et financières liées au stockage et à l'expédition.

Mais il perd le contrôle de la qualité d’exécution de la livraison qui est déléguée au fournisseur, rendant ainsi le SAV plus complexe. De plus, dans le cas où une même commande comprend différents produits, chaque produit est expédié et livré individuellement par un fournisseur différent.

L’e-procurement correspond à la version automatisée et optimisée de gestion des approvisionnements sur catalogues électroniques via Internet. Il prend le relais de l’e-sourcing et englobe l’ensemble des activités suivantes situées en aval du processus achat : demande d’achat à partir d’un catalogue électronique, autorisation d’achat, commande, réception des produits et paiement.

L’e-sourcing intervient en amont du processus achat et consiste à définir les besoins d’achat (cahier des charges) et à trouver la meilleure offre du meilleur fournisseur. Il correspond à l’utilisation d’Internet depuis la définition du besoin jusqu’à la signature du contrat d’achat en passant par les étapes de sourcing (recherche de fournisseurs et d’informations fournisseurs), de gestion d’appels d’offres (RFI, RFP, RFQ) et de négociation du contrat cadre. L’appel d’offres peut être suivi d’une enchère en ligne inversée pour aller au bout de la démarche e-sourcing.

Système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien-être des individus.

Source : ADEME

L'EDI ou l'Échange de Données Informatisé permet l’acquisition et la transmission d’informations structurées et standardisées entre partenaires commerciaux équipés de systèmes informatiques. Dans le cadre de l’EDI conventionnel, les messages échangés utilisent le langage EANCOM. Dans le cadre de l’EDI XML, ils utilisent le langage XML. Les messages couvrent les principales informations échangées entre les entreprises (information partenaire, information produit, tarif, commande, facture, avis d’expédition, données de stock, ordre de transport, etc.). Un logiciel d'interface permet de traduire ces messages et d'intégrer directement les données dans le système d’information du destinataire, évitant ainsi toute ressaisie et tout risque d'erreur. Les données XML peuvent être directement intégrées dans le système d’information et sont également lisibles par l’homme grâce aux feuilles de style.

Consiste à appréhender de manière holistique la Supply Chain sur la totalité du parcours depuis les points d’extraction jusqu’au point de livraison au consommateur.

Un ERP (Enterprise Resource Planning) ou PGI (Progiciel de Gestion Intégré) est un progiciel qui permet "de gérer tous les processus d'une entreprise en intégrant l'ensemble de ses fonctions dont la gestion des ressources humaines, la gestion comptable et financière, l'aide à la décision, mais aussi la vente, la distribution, la production, les approvisionnements et la qualité.

Un ERP est produit par un concepteur unique, garantit l’unicité des informations enregistrées à chaque opération réalisée par un utilisateur, repose sur une mise à jour en temps réel des informations modifiées dans tous les modules impactés, fournit des pistes d'audit basées sur la garantie d'une totale traçabilité des opérations de gestion et couvre soit une fonction (ou filière) de gestion, soit la totalité du système d'information de l'entreprise.

Il s’agit de l’impression 3D appliqué à l’industrie. C’est un procédé qui permet de concevoir des pièces par ajout successif de couches de matières, le tout assisté par un ordinateur, selon un modèle 3D.

First-In-First-Out. Méthode de valorisation comptable des sorties de stock qui consiste à sortir les articles dans l'ordre où ils sont entrés.

Modèle de pilotage des flux consistant à partir de prévisions de vente sur les marchés de l’entreprise et à établir un programme de production permettant d’y répondre. Les programmes directeurs de production et d’approvisionnement sont alors définis de manière à créer le moins de stock possible (stock minimum) et à éviter les ruptures.

Modèle de pilotage des flux consistant à coordonner l’approvisionnement des différents composants (provenant éventuellement de différents fournisseurs) selon leur ordre d’utilisation sur la chaîne de production. Ce modèle de gestion, notamment utilisé dans l'industrie automobile, permet de livrer au dernier moment les quantités justes nécessaires aux différents postes de travail.

Modèle de pilotage en flux tirés dans lequel les quantités produites correspondent au plus juste à la demande du marché.

Modèle de pilotage des flux consistant à déterminer les quantités à produire ou à assembler à partir de la demande (commandes fermes) de manière à la satisfaire immédiatement. Les flux tirés, dont l’objectif principal est de supprimer les coûts engendrés par la possession de stocks intermédiaires, peuvent être plus ou moins tendus en fonction de la marge de sécurité fixée.

La gestion des stocks recouvre toutes les fonctionnalités de pilotage et de contrôle des stocks entre la réception en magasin et la sortie de l’inventaire. Elle inclut les fonctions d’adressage en magasin, d’enregistrement des mouvements de stock, de gestion des dates (DDM), de traçabilité, d’inventaire physique, de valorisation, d’analyse statistique, d’optimisation (mini/maxi, MOQ, stock de sécurité), de calcul des coûts de stockage, de gestion multi-sites, de gestion des retours et des obsolescences, etc.

Processus de collaboration logistique entre un fournisseur et un client où la gestion des approvisionnements est partagée par les deux partenaires et tirée par la demande. A partir des mouvements de stock entrepôt (GPA entrepôt) ou des données de vente magasins (GPA point de vente) transmis par le client, le fournisseur prend en charge les approvisionnements de son client par le calcul et l’envoi d’une proposition de commande. La GPA est autrement désignée par les vocables VMI ou CMI et s’applique aussi à la gestion des approvisionnements de composants, matières premières et emballages entre fournisseurs et industriels. En cas de volumes de commandes trop faibles, la GPA peut être mutualisée entre plusieurs fournisseurs en vue de massifier les livraisons.

Abréviation de Global Trade Item Number (code article international). Le GTIN peut être un des codes standard suivants : GTIN-8, GTIN-12, GTIN-13 ou GTIN-14.

Terme de commerce international (généralement exprimé par un sigle) définissant les obligations respectives et le partage des responsabilités entre vendeurs et acheteurs.

L'intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d'imiter une forme d'intelligence réelle.

Souvent classée dans le groupe des sciences cognitives, elle fait appel à la neurobiologie computationnelle (particulièrement aux réseaux neuronaux), à la logique mathématique (partie des mathématiques et de la philosophie) et à l'informatique. Elle recherche des méthodes de résolution de problèmes à forte complexité logique ou algorithmique. Par extension elle désigne, dans le langage courant, les dispositifs imitant ou remplaçant l'homme dans certaines mises en œuvre de ses fonctions cognitives.

L'IoT (Internet of Things) ou Internet des objets englobe tout l’écosystème des objets connectés et l’ensemble des technologies qui permettent de capter automatiquement une information de manière autonome (température, humidité, localisation, temps de fonctionnement,  niveau, alerte, ...) et de la transmettre à un système d’information par le biais d’un réseau de communication optimisé.

Les objets représentent tous les équipements actifs ou passifs pouvant générer de la donnée exploitable et créatrice de valeur pour les utilisateurs. Ils sont composés d’éléments passifs : les capteurs, et pour certains d’éléments actifs les rendant capables de traitement d’enrichissement et de de transmission de la donnée.

Exemples d'application de l'IoT :

  • dans l'industrie avec la maintenance prédictive, la gestion automatisée d’alerte, l’optimisation de processus, l’amélioration des rendements…
  • dans la Supply Chain avec le suivi des flux en temps réel, l’optimisation des tournées de livraison, les inventaires permanents, la gestion de stock automatisée…
  • dans les transports avec l’optimisation de flux de passagers et de marchandises...
  • dans les villes avec la gestion des stationnements, l'optimisation des flux de circulation, la gestion de l’éclairage public, la gestion des consommations énergétiques…

Modèle de pilotage en flux tendus développé initialement par l’ingénieur Taiichi Ohno chez Toyota consistant à contrôler et à maîtriser le système de production afin de supprimer toutes les sources de gaspillage, notamment celles liées aux stocks intermédiaires et à la non-qualité. Par ce principe, la production est égale à la demande à tous les stades du processus.

Activité consistant à réaliser l’assemblage final d’un produit. Généralement externalisée à un prestataire logistique, elle implique la gestion du stock de composants, le prélèvement et l'assemblage en fonction des ordres émis par le client.

Last-In-First-Out. Méthode de valorisation comptable des sorties de stock qui consiste à sortir en premier lieu les articles entrés les plus récemment en stock.

Le lot de fabrication est un ensemble de pièces ou d’unités de vente qui ont été produites, fabriquées et/ou conditionnées dans des circonstances identiques.

Le "Machine Learning" ou apprentissage automatique ou statistique est un champ d'étude de l'intelligence artificielle qui se fonde sur des approches mathématiques et statistiques pour donner aux ordinateurs la capacité "d'apprendre" à partir de données, c'est-à-dire d'améliorer leurs performances à résoudre des tâches sans être explicitement programmés pour chacune.

L’objectif visé est de rendre la machine ou l’ordinateur capable d’apporter des solutions à des problèmes complexes par le traitement d’une quantité astronomique d’informations. Cela offre ainsi une possibilité d’analyser et de mettre en évidence les corrélations qui existent entre deux ou plusieurs situations données et de prédire leurs différentes implications.

Il existe pléthore de domaines d'application dans lesquels le Machine Learning intervient tels que la finance, la sécurité, la médecine, l’industrie et la technologie. Pour citer quelques cas pratiques d’utilisation de l’apprentissage automatique ou statistique, on peut évoquer l’intégration de Watson au centre de cancérologie Mémorial Sloan Kettering de New York. Il s’agit d’une intelligence artificielle qui s’appuie sur une énorme base de données pour établir des diagnostics médicaux plus poussés, en moins de temps et à moins de frais qu’avec des spécialistes humains, même les plus qualifiés.

Le Machine Learning est aussi à la base des algorithmes d'optimisation publicitaire ou des moteurs de recommandation produits. Ceux-ci se basent notamment sur les historiques d'actions et de résultats pour "apprendre" et optimiser les créations, les campagnes ou les recommandations suivantes.

Dans la Supply Chain, le Machine Learning est par exemple utilisé pour améliorer la fiabilité des prévisions de vente par la recherche de corrélations pertinentes entre plusieurs facteurs endogènes et exogènes et les ventes.

Le Machine Learning permet d’établir ainsi un prévisionnel précis de la demande sur chaque point de la Supply Chain (usine, entrepôt, point de vente, …). L’information est précise et cohérente partout, ce qui était impossible à réaliser avant ces nouveaux outils.

En perspective, le Machine Learning sera plus performant que les prévisionnistes, les planificateurs et les approvisionneurs non assistés par la machine. Cette évolution les amènera à repenser leur fonction et leur métier vers davantage de management, d'animation et de contrôle des processus en lieu et place des calculs de planification industrielle et commerciale, de besoins en ressources et d'approvisionnements réalisés par les machines.

Prévoir les comportements client, personnaliser la relation client, améliorer la productivité et la rentabilité, tels sont les avantages du Machine Learning qui permet de transformer le Big Data en efficient data.

Le Manufacturing Execution System (MES) est un système qui reçoit les ordres de fabrication, permet de les documenter, de les ordonnancer, de les transmettre aux opérateurs ou aux machines, puis d’enregistrer les déclarations de production afin d’en connaître à tout instant l’état d’avancement et les moyens consommés. Il peut regrouper une douzaine de fonctions telles que l’ordonnancement, la gestion du personnel, la gestion des ressources, le cheminement des produits et des lots, l’acquisition de données, le contrôle qualité, la traçabilité, la mesure des performances, la gestion de documents, la gestion des procédés et la gestion de la maintenance.

Le multicanal permet à l’entreprise d'utiliser, en parallèle des canaux de commercialisation et de distribution traditionnels (intégrant des intermédiaires le cas échéant), des canaux plus directs dans lesquels les solutions digitales sont pleinement exploitées.

Organisation de la livraison par un fournisseur de plusieurs centres de distribution ou points de vente appartenant au même distributeur (multidrop mono-fournisseur/mono-distributeur) ou de plusieurs centres de distribution ou points de vente de distributeurs différents (multidrop mono-fournisseur/multi-distributeurs) ayant pour objectif l’amélioration du taux de remplissage des véhicules pour réduire le coût de transport et les émissions de GES.

Le multipick consiste en une consolidation des livraisons de plusieurs fournisseurs vers un même lieu de livraison (livraison multi-fournisseurs d'une plateforme ou d'un client destinataire) afin d’améliorer le taux de remplissage des véhicules et de réduire les coûts de transport et les émissions de GES.

Cible à atteindre d'ordre financier, commercial, processus, personnel ou environnement directement reliée à la stratégie de l'entreprise.

L’omnicanal se distingue du multicanal par la capacité pour le client d'être en mesure de pouvoir initier son acte d’achat sur un canal et le poursuivre sur un autre canal. Les enjeux en termes de systèmes d’information, de collaboration entre différents services au sein de l’entreprise et de gestion des relations avec les différents partenaires de l’entreprise sont considérablement plus complexes que dans le multicanal.

Mode de préparation de commandes consistant à composer au fur et à mesure du picking l’unité d’expédition (colis, palette…)

Action consistant à prélever dans un stock les éléments nécessaires à la préparation d'une commande ou d'une expédition donnée : prélèvement de cartons pour constituer une palette, prélèvement de pièces ou d'unités-consommateurs pour constituer un carton de détail.

Le Plan Industriel et Commercial (PIC) ou Sales & Operations Plan (S&OP) est la traduction opérationnelle et simplifiée de la stratégie globale de l'entreprise. L'objectif est de fournir une vision synthétique et partagée de l'activité, par famille de produits, afin d'arriver à une allocation optimale des ressources globales de l'entreprise.

Il désigne un processus de décision cyclique (généralement mensuel) et collaboratif impliquant l'ensemble des directions de l'entreprise au cours duquel un consensus est établi entre les objectifs de vente, les objectifs financiers et les ressources internes (capacités de production, niveaux de stock, main-d'œuvre, ...). Le but est d'accéder à un plan unique, réalisable et partagé par les parties prenantes.

Il refléte ce que l’entreprise souhaite produire et non ce qu’elle est réellement capable de faire. Il permet de vérifier la cohérence entre l’activité industrielle, le plan commercial et marketing et la politique financière, d'anticiper tout écart majeur à chaque cycle de révision et de trouver des solutions concertées pour absorber les fluctuations et soutenir la croissance.

Cet outil est également utilisé par chacun des services de l'entreprise pour l'établissement du budget. 

Lors d’un transport en avion, un colis de petite taille mais particulièrement lourd occupe en fait plus d’espace que son volume réel. Le poids volumétrique permet de mesurer la densité des marchandises qui sont confiées aux transporteurs. Ces derniers prendront en compte cette donnée dans le calcul du prix de leur prestation, l’espace étant précieux dans ces conditions.

Identification du moment et du lieu à partir desquels les marchandises en circulation sont affectées à un client particulier. Ce point de découplage peut se situer au niveau de la production ou de la distribution et constitue le point de rencontre entre les flux poussés par le fournisseur et les flux tirés par le client.

Signature déposée par le destinataire pour attester de la bonne réception d’un colis. Manuscrite ou numérisée, la preuve de livraison possède une valeur juridique.

Projection des ventes futures pour une période donnée à un endroit donné à partir des historiques de vente, de l’analyse des tendances et saisonnalités, des liens de causalité, des événements planifiés et de la connaissance des clients et des ressources de l’entreprise. Les prévisions de vente sont considérées comme étant le point d’entrée de l’optimisation de la Supply Chain. Leur qualité est d’autant meilleure qu’elles résultent d’un processus de concertation entre le Commerce, le Marketing, la Supply Chain, la Finance et la Direction générale de l’entreprise. L'arrivée du machine Learning refonde complètement le métier des prévisionnistes qui sont aidés par l'Intelligence Artificielle.

Le Programme Directeur de Production (Master Production Schedule) est un processus itératif de planification industrielle intégrant la demande clients (prévisions de vente et commandes clients), les encours, les stocks disponibles et les capacités disponibles afin de déterminer les ordres de fabrication (OF) des produits finis (quoi produire, en quelle quantité et à quelle fréquence), le "disponible à vendre" et le "capable-to-promise".

Il représente l'engagement ou le contrat de la production vis-à-vis du commerce sur les quantités à produire et prend en compte les limites de capacité des ressources critiques.

Le PDP fonctionne généralement à une maille hebdomadaire sur un horizon de planification de plusieurs mois (délai d'approvisionnement + délai de production). Il s'ensuit du Calcul des Besoins Nets (CBN), des approvisionnements et de l'ordonnancement sur chaque centre de production.

Méthode de calcul, à partir de la demande future estimée pour une période donnée, de la taille d’un lot à lancer en fabrication ou à commander auprès d’un fournisseur. Sont pris en compte, pour calculer la quantité économique de commande, les coûts de lancement ou de passation de commande, les coûts de possession de stock, les coûts de rupture et les éventuelles conditions contenues dans le contrat de fourniture telles que les remises liées à la taille des lots. L’objectif de cette méthode est de minimiser le coût global de production ou d’approvisionnement.

La résilience organisationnelle est la capacité d'une entreprise à faire face à un incident ou un revers et à le surmonter en dépit de conditions qui lui sont défavorables en garantissant sa promesse client de qualité et de délai sans engendrer de coûts complémentaires non maîtrisés. Cela passe par une démarche structurée d’identification et d’évaluation des risques, et la mise en place de solutions de remplacement qui limitent la dégradation des délais, de la qualité et des coûts.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) également appelée responsabilité sociale des entreprises est définie par la Commission européenne comme l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes. Une entreprise qui pratique la RSE va donc chercher à avoir un impact positif sur la société tout en étant économiquement viable.

La norme ISO 26000, standard international définit le périmètre de la RSE autour de 7 questions centrales :

  • la gouvernance de l’organisation
  • les droits de l’homme
  • les relations et conditions de travail
  • l’environnement
  • la loyauté des pratiques
  • les questions relatives aux consommateurs
  • les communautés et le développement local

Toutes les entreprises peuvent mettre en oeuvre une démarche RSE, et ce quelle que soit leur taille, leur statut ou leur secteur d'activité.

La reverse logistique fait référence à la récupération de produits inutilisés ou en fin de cycle de vie, à leur traitement et à la redistribution des matériels réutilisables. Elle concerne toutes les entreprises dans la Supply Chain et traite des retours provenant d’une multitude de clients en les renvoyant potentiellement aux fournisseurs, à moins qu’une alternative ne soit plus appropriée. Une fois la validité du retour établie, les produits sont immédiatement triés selon leur prochaine destination (retour au fournisseur, remise en inventaire, retour à la vente, vente en ligne, réparation, récupération des pièces détachées ou des métaux précieux, destruction). Un numéro unique de retour peut être généré afin de suivre le retour tout au long du processus de traitement.

La technologie d’identification par radiofréquence (Radio Frequency Identification ou RFID) est une technologie de pointe visant à assurer l'identification détaillée d’objets de tous types. Elle permet de procéder à une saisie de données rapide et automatique grâce aux ondes radio. Il existe trois types d’étiquettes RFID : étiquette à lecture seule, étiquette à écriture unique et lecture multiple, étiquette à écriture et lecture multiple. Dans le standard EAN EPC, chaque objet est identifié par un numéro de série, le code EPC (Electronic Product Code) à partir duquel on retrouve toutes les informations relatives au produit sur le réseau EPC (réseau de bases de données utilisant les technologies Internet). Les possibilités et les matériels offerts par cette technologie sont diversifiés et peuvent s’appliquer à la logistique, à l’automatisation industrielle, au contrôle d’accès, au suivi des animaux, etc.

La RPA (Robotic Process Automation ou Automatisation robotisée des processus) recouvre les techniques qui permettent de robotiser certaines tâches administratives telles que par exemple des saisies d’information en provenance de prestataires de l’entreprise ou encore la génération de documents à partir de nombreux systèmes. Cela met en œuvre des petits programmes qui vont « prendre la main » dans les écrans de saisie à la place des opérateurs pour saisir les transactions les plus routinières.

Au cours d’un transport, la rupture de charge est une étape au cours de laquelle les marchandises changent de véhicule. Les transporteurs cherchent à limiter ces ruptures autant que possible car elles coûtent cher : immobilisation de deux véhicules, utilisation d’une infrastructure d’accueil, prix du matériel et du personnel, risque de perte ou de casse de marchandise…

Le Software as a Service (SaaS) ou Logiciel en tant que Service en français est un modèle de distribution de logiciel au sein duquel un fournisseur tiers héberge des applications et les rend disponibles pour ses clients par l’intermédiaire d’Internet. C'est l’une des quatre catégories principales du Cloud Computing, au même titre que l’Infrastructure en tant que Service (IaaS), la Plateforme en tant que Service (PaaS) et le Desktop en tant que Service (DaaS). Ici, les logiciels sont installés sur des serveurs distants plutôt que sur la machine de l'utilisateur ou sur un serveur local (physiquement sur le site). Les utilisateurs n’ont plus de licence d'utilisation payante pour une version, mais utilisent librement le service en ligne ou, plus généralement, s’acquittent d’un abonnement. Ce modèle offre de multiples avantages tels que les mises à jour, les évolutions de version, les correctifs et la maintenance pouvant être réalisés à distance par l’éditeur sans intervention physique sur site. Ce service offre également une sauvegarde systématique des données.

Le SCEM (Supply Chain Event Management) est un outil de pilotage des flux basé sur la détection d’événements inattendus tel qu’une rupture de stock, une erreur de préparation de commande, un retard de livraison, etc. A partir de remontées terrain, il permet de signaler en temps réel les événements rencontrés et d’analyser leur impact sur la chaîne logistique. Le SCEM permet de réduire les écarts entre la planification et les réalisations grâce à l’accélération des temps de réponse face aux problèmes remontés. Il s’intercale entre les activités de SCP (Supply Chain Planning) et de SCE (Supply Chain Execution). Ses principales fonctions sont la surveillance des événements, la notification aux utilisateurs d’un éventuel problème dans la chaîne, la simulation de l’impact des événements connus et mesure des conséquences.

Stock Keeping Unit. C'est la combinaison article et emplacement géographique constituant l'unité de stock.

Les "smart contracts" ou contrats intelligents sont des protocoles informatiques qui facilitent, vérifient et exécutent la négociation ou l'exécution d'un contrat. Ils fonctionnent comme toute instruction conditionnelle de type "if – then" (si telle condition est vérifiée, alors telle conséquence s’exécute).

Les contrats intelligents visent à assurer une sécurité supérieure à la mise en application de la loi sur les contrats et à réduire les coûts de transaction associés à la passation des contrats. Ils permettent de réduire les coûts de vérification, d’exécution, d’arbitrage et de fraude.

Ils constituent l’un des usages les plus prometteurs de la blockchain en exécutant automatiquement les conditions prédéfinies et inscrites dans celle-ci.

Le Supplier Relationship Management (SRM) représente l’intégration des fournisseurs dans la Supply Chain et le cycle d’innovation produits. Il englobe plusieurs leviers d’action développés conjointement par le client et le fournisseur pour améliorer la performance globale de la chaîne logistique tels que la gestion des spécifications produits, la gestion du cycle de vie du produit, l’engagement contractuel et technique du fournisseur, la gestion des devis et des commandes, la gestion collaborative des prévisions et des approvisionnements et le suivi des performances fournisseurs.

Abréviation de Serial Shipping Container Code (numéro unique de colis). Code international à 18 chiffres dont la structure a été définie par GS1 et permettant d'identifier chaque colis de façon unique. Symbolisé en GS1-128 sur le colis et transmis dans l'avis d'expédition, il permet d'assurer la traçabilité des produits.

Palettier ou mobilier de stockage dont les étagères, légèrement inclinées, sont munies de rouleaux ou coussins d’air permettant aux cartons et/ou palettes d’avancer vers le préparateur. Ce système de stockage est utilisé de préférence pour les produits à forte rotation.

Les stocks représentent l'ensemble des matières (directes ou indirectes) et des produits (finis ou en cours de fabrication) qui appartiennent à une entreprise industrielle ou commerciale à une date donnée et qui sont entreposés dans l'attente de leur utilisation ou de leur vente.

Ils se composent de :

  • stock de marchandises : pour la revente en l'état, sans transformation préalable
  • stock de matières premières : produits achetés pour être transformés
  • stock de produits semi-finis : produits en cours de fabrication
  • stock de produits finis : produits transformés et/ou montés et emballés prêts à être vendu
  • stock d’emballages : emballages vides tels que des conditionnements, des suremballages, des films, des adhésifs, des cartons, des palettes…
  • stock de pièces de rechange : utiles à la réparation des machines et au service après-vente
  • stock d'outils : outillages nécessaires à la production
  • retours, rebuts et déchets qu'il convient également de valoriser

La stratégie est l’orientation à long terme avec laquelle l’entreprise vise à construire des avantages concurrentiels à travers la combinaison de ressources dans un environnement qui change sans cesse, avec comme fin ultime la réponse aux exigences du marché et des parties prenantes.

La Supply Chain désigne la chaîne de l'offre et de la demande traversant toutes les activités de production, de transformation et de distribution de biens et services ainsi que les flux d’information et financiers échangés du producteur au consommateur final.

Elle englobe aussi les activités liées à la gestion des retours, à la gestion des supports de manutention et des conditionnements réutilisables, ainsi que la collecte et le recyclage des emballages, des produits usagés ou périmés et des déchets.

Famille de concepts permettant de piloter et de rationaliser la totalité du cycle de traitement des commandes (de sa réception à la livraison). Elle regroupe la gestion avancée des commandes, la gestion d'entrepôt, la gestion du transport et la gestion d'atelier.

Concept pouvant être traduit par "Management intégré de la Supply Chain" englobant les fonctions de planification (APS ou SCP : Supply Chain Planning), d'exécution (SCE : Supply Chain Execution) et de maîtrise (SCEM : Supply Chain Event Management et Business Intelligence) à toutes les étapes du cycle de vie des produits (conception, acquisition, fabrication, distribution, soutien et recyclage) dans le cadre de l'entreprise étendue.

Enjeux spectaculaires en termes d'amélioration de la satisfaction client, d'optimisation des ressources industrielles et logistiques et de réduction des coûts, des délais et des émissions de GES.

Support d'identification apposé sur un article ou un contenant. Le tag contient une puce dans laquelle un certain nombre d’informations sont gravées. Le tag peut être autonome en énergie (active tag) ou alimenté par les ondes émises par le lecteur (passive tag).

La gestion du transport ou TMS (Transportation Management System) comprend l’optimisation du réseau de distribution, les achats de transport (sourcing stratégique, appel d’offres), la planification et l’ordonnancement du transport, l’optimisation des tournées, l’optimisation des chargements, la tarification, la préfacturation, la gestion des coûts et les fonctions de pilotage pour le suivi de l’activité, de la traçabilité et des aléas. L’arrivée de fonctionnalités collaboratives permettent d’accroître la visibilité et de coordonner les activités des différents maillons de la chaîne logistique.

La traçabilité a été définie en 1987 par la norme NF EN ISO 8402 comme "l’aptitude à retrouver l'historique, l'utilisation ou la localisation d'une entité au moyen d'identifications enregistrées".

L'entité peut désigner :

  • une activité, un processus
  • un produit
  • un organisme ou une personne

Lorsqu'il se rapporte à un produit, le terme "traçabilité" peut se référer à :

  • l'origine des matières premières, composants, semis-finis et produits finis
  • l'historique des processus appliqués au produit
  • la distribution et l'emplacement du produit après livraison

Du point de vue de l’utilisateur, la traçabilité peut être définie comme le fait de suivre des produits qualitativement et quantitativement dans l’espace et dans le temps.

Du point de vue de la gestion de l’information, mettre en place un système de traçabilité dans une Supply Chain, c’est associer systématiquement un flux d’informations à un flux physique. L’objectif est de pouvoir retrouver, à l’instant voulu, des données préalablement déterminées relatives à des lots ou regroupements de produits (également préalablement déterminés) et ce, à partir d’un ou plusieurs identifiants-clés.

La traçabilité ascendante est la capacité, en tout point de la Supply Chain, à retrouver l’origine et les caractéristiques d’un produit à partir d’un ou plusieurs critères donnés. Elle sert notamment à trouver la cause d’un problème qualité.

La traçabilité descendante est la capacité, en tout point de la Supply Chain, à retrouver la localisation de produits à partir d’un ou plusieurs critères donnés. Elle sert notamment en cas de rappel ou de retrait de produits.

La traçabilité logistique désigne le suivi quantitatif des produits. Elle dépend du bon enregistrement des liens entre les produits successifs dans la filière. Elle permet de localiser les produits, de déterminer les destinations et les provenances. Elle est utilisée notamment pour les rappels et retraits de produits ou pour en connaître l'origine. C'est le "tracking" de l'expression "tracking and tracing". La traçabilité logistique porte surtout sur le positionnement géographique des unités logistiques.

Article destiné à la vente au consommateur dans un magasin de détail. L'unité-consommateur se définit comme l'unité la plus élémentaire étant ou pouvant être proposée au consommateur pour l'achat selon une présentation donnée. Cela implique, entre autres, que le produit comporte, sous forme clairement lisible, toutes les mentions imposées par la législation pour les produits proposés à la vente au public.

L’UX ou l’expérience utilisateur désigne l’ensemble des interactions d’un utilisateur avec un produit ou un service et, par extension, toutes les pratiques qui visent à les améliorer.

La notion d’interface utilisateur s’applique à toute la partie visible ou perceptible du produit. C’est ce que l’on voit, entend, touche lorsqu’on utilise une application mobile ou un site.

La gestion d’entrepôt ou WMS (Warehouse Management System) recouvre toutes les fonctionnalités de pilotage et de gestion des flux de l’entrepôt incluant la gestion des réceptions, du stockage et des inventaires, des préparations, des chargements, du travail à façon, le cross-docking, la gestion de la charge et des ressources, l’optimisation des déplacements, la mécanisation, la traçabilité des flux et des produits, la gestion des litiges, la facturation, l’analyse statistique, etc. L’utilisation de technologies à base de reconnaissance vocale et de terminaux portables ou embarqués combinée avec le marquage des produits avec des étiquettes codes-à-barres ou RFID permet de piloter les flux en temps réel et d’améliorer les performances de l'entrepôt.

Un workflow représente la structuration d'une série ou d'un flux d'activités élémentaires constitutives d'une même process.

Le concept de workflow est le plus souvent associé à un processus d’automatisation permettant un enchaînement automatisé des différentes opérations et étapes de validation d'activités plus ou moins complexes (procédure de commande, suivi de projet, campagne marketing, ...). La mise en place d'un workflow permet de traiter plus rapidement et à moindre coût les opérations ainsi automatisées.